Auteur de l'article sur son vélo, équipé d'une sacoche Bakkie sur le porte-bagage arrière.
Vélo

J’ai testé pour vous… Bakkie, la sacoche qui transporte tout (ou presque)

Cet article est rédigé dans le cadre d’un partenariat avec le site de vente d’accessoires de vélo en ligne LeCyclo.com.

LeCyclo.com m’a proposé de tester la sacoche Bakkie et de faire un article sur mon blog pour vous livrer un article honnête sur mes impressions sur ce produit.

Je souhaite être transparent avec vous : je ne touche pas d’argent pour écrire cet article. Ma motivation principale est surtout que je trouve intéressant de vous donner mon avis et de mettre en avant des accessoires vélos qui sortent du lot par leur conception ou leur philosophie innovante. J’espère que la lecture de cet article vous intéressera.

À la recherche de LA sacoche de vélotaf

Quand j’ai débuté le vélotaf, je roulais sur mon VTT d’ado. J’y avais monté un porte-bagage arrière B’Twin sur lequel je clipsais et déclipsais un panier à volonté. J’y calais mon sac à dos. Cette solution m’a convenu un temps mais mon vélo n’était pas très efficace pour mes trajets urbains et surtout, il ne convenait pas à l’étape suivante, les vacances à vélo.

J’ai donc changé de vélo pour un Scott Sub Sport 40 à ma taille avec un porte-bagage monté de série (comme disent les marchands de bagnoles). Problème : mon panier n’était plus compatible. Il me fallait aussi des sacoches pour mes futurs voyages. J’ai donc opté pour deux sacoches Vaude Aqua Back 24L. Celles-ci ont le mérite d’être imperméables, avec un bon volume. Parfait pour voyager ou faire des courses. Mais je n’étais pas tout à fait satisfait pour un usage quotidien. Bien qu’elles permettent de transporter pas mal de bazar, elles ne sont pas très adaptées pour le vélotaf. J’ai besoin d’avoir un sac avec mes affaires de travail, ma lunch-box, mon portefeuille, mes clés et éventuellement un ordinateur. Bref, un seul élu correspondait à cette description dans mon budget : mon fidèle sac à dos (0 euro, imbattable).

Mon trajet de vélotaf ne faisant que 6 km aller-retour, je me suis contenté de cette solution imparfaite pendant un temps bien que je préfère nettement pédaler le dos et les épaules libres.

Puis, sur les réseaux sociaux du vélo (aka la vélosphère), j’ai vu apparaître de plus en plus régulièrement une petite nouvelle, venue chatouiller le monde des sacoches dominé par les grandes marques allemandes (et Décathlon), la Bakkie. Ma curiosité a alors été piquée par ce produit “made in France” au design étonnant. Et si cette Bakkie qui permet de transporter tant de choses me permettait d’allier sac à dos et sacoche ?

C’est pourquoi quand LeCyclo.com m’a proposé de la tester et de vous en parler, je me suis dit que c’était une excellente occasion de voir si cette fameuse Bakkie était mon Saint Graal.

Une installation flexible mais peu intuitive

Quand j’ai reçu la Bakkie, ce qui m’a tout de suite frappé, c’est la qualité des matériaux utilisés pour le produit. À première vue, le produit paraît solide avec une poignée robuste et des coutures de bonne facture. Elle est dotée d’une sacoche interne imperméable et roulable de 15 litres et d’un œillet central permettant de passer un antivol.

Sacoche intégrée déroulée

Habitué des sacoches Vaude qui se clippent directement sur le porte-bagage en une pression, j’ai été un peu dérouté par les systèmes d’attache par sangles avec clips. Il est probable que le fabricant ait fait ce choix afin de la rendre compatible avec la quasi-totalité des porte-bagages arrières, y compris des modèles anciens.

La première installation n’est pas aisée, malgré le mode d’emploi. Ce n’est pas très intuitif et je me suis trouvé un peu perdu face aux nombreux clips et sangles pour ajuster la sacoche et le chargement. Toutes les sangles et clips sur le modèle que j’ai reçu sont noires. Un code couleur ou des repères sur les clips aurait été les bienvenus. Un lien vers un tuto vidéo aurait aussi pu m’aider.

N’ayant pas voulu me jeter immédiatement dans le grand bain, j’ai souhaité tester dans un premier temps la Bakkie sur mon trajet domicile-travail habituel avec mon sac à dos. Il m’a fallu quelques réajustements car malgré la longueur de mon porte-bagage mon pied était gêné par la sacoche et mon sac à dos.

Une fois ces réajustements faits, j’ai trouvé très agréable d’avoir mon dos libre pour pédaler.

C’est à l’arrivée sur mon lieu de travail qu’un autre problème se présente : mon vélo passe la journée dans la rue attaché à un arceau, n’ayant pas de local abrité à ma disposition. Même si les matériaux de la Bakkie sont de qualité et imperméables et qu’un œillet est prévu pour la sécuriser par un antivol ou un câble, je reste réticent à la laisser exposée à la pluie, au vent, au soleil et à toutes sortes d’éclaboussures des journées entières. Je crains de l’user prématurément sous le climat lyonnais et la Bakkie coûte tout de même 95 euros l’unité (un prix élevé mais qui est cohérent avec la qualité du produit et sa fabrication française).

Face à cela, je ne vois d’autre solution que de déclipper la Bakkie et l’emporter avec moi. Cela m’a donc obligé à des réajustements quotidiens. Le temps et l’effort consacré m’ont petit à petit découragé et je me suis à nouveau tourné vers mes anciennes sacoches.

Cartons, matériel de toute forme… peu de choses lui font peur

Fort heureusement, je ne suis pas qu’un adepte du vélotaf. Pour reprendre le mot de Jérôme Sorrel dans son livre “Vélotaf, mode d’emploi du vélo au quotidien”, superbement illustré par Eve Coston (si vous ne l’avez pas lu, faites-le, offrez-le, c’est une bible et c’est très drôle), je fais du “vélut” (contraction de vélo et “utilitaire”). Mon vélo est mon moyen de transport principal pour faire mes courses, me balader, aller à la bibliothèque au cinéma…

Bien qu’il soit très rare que je déménage des armoires normandes, il m’arrive régulièrement d’avoir à transporter des objets volumineux. C’est là que la Bakkie révèle toutes ses ressources et sa véritable plus-value.

Là où mes sacoches habituelles sont limitées par la circonférence de leur entrée ou par leur profondeur, la Bakkie se montre flexible, adaptable et fiable.

Dans le cadre professionnel, je dois parfois me déplacer sur une dizaine de kilomètres avec un carton ou un sac un peu imposant de matériel. Jusqu’à présent, j’empruntais une voiture de service. Pour une partie de ce matériel, je peux maintenant utiliser la Bakkie et jouer à saute-bouchons au lieu de les aggraver avec ma voiture et croyez-moi à Lyon, ce n’est pas du luxe !

Je peux aussi me rendre dans ma jardinerie favorite pour y acheter mon matériel ou mes plantes ou encore aller chercher un colis au relais colis.

Bakkie transportant un range-documents en plastique
Bakkie transportant un paquet long

Une sacoche, de multiples possibilités

L’occasion ne s’est pas encore présentée pour que je teste mais la Bakkie peut supporter une guitare. Avis aux musiciens au vélo. Elle permet également de remorquer un vélo enfant.

Comme l’attestent les différentes photos sur Twitter avec le hashtag #dansmesbakkies, la Bakkie semble avoir peu de limites tant ses propriétaires sont imaginatifs ! Parmi les incongruités, on retrouve un remorquage de vélo adulte, une roue de secours de voiture (délicieux pied de nez) ou encore un chat en route pour le vétérinaire !

Bref, de quoi donner envie d’expérimenter !

Plus simplement, on peut imaginer y mettre une cagette ou un carton, un sac de courses, de sport, un instrument de musique. Les possibilités sont vertigineuses. La seule limite finalement, c’est le poids et l’équilibrage.

Peut-être pas pour mon vélotaf mais tant de possibilités !

En conclusion, la Bakkie est assurément un produit de qualité et solide même s’il mériterait quelques aides pour le montage avec les différentes sangles.

C’est incontestablement une sacoche innovante qui parvient à répondre à des problématiques face auxquelles échouent la plupart des sacoches. Je confierai sans beaucoup d’appréhension des objets volumineux à ma Bakkie.

Malheureusement, à titre personnel, elle ne correspond pas tout à fait à mon usage vélotaf du fait du manque d’infrastructures pour abriter mon vélo sur mon lieu de travail.

Une sacoche en avance sur son temps

Lorsqu’on peut laisser son vélo dans un local couvert, la Bakkie exprime beaucoup plus de potentiel. Et j’entrevois de nombreux usages possibles dans les années à venir avec l’amélioration des infrastructures vélo.

Par exemple, lorsque la gare SNCF de la Part-Dieu proposera des parkings sécurisés et abrités où je pourrai laisser mon vélo le temps d’un week-end, je me vois tout à fait aller à la gare avec ma valise dans ma Bakkie. Cela me simplifiera grandement la vie. Adieu transports en commun, bonjour l’intermodalité !

Bakkie est une sacoche en avance sur son temps et un accessoire qui a de l’avenir selon moi.

Les concepteurs semblent avoir bien intégré le futur “système vélo” pour lequel la FUB milite et que nous sommes de plus en plus nombreux à appeler de nos vœux.

De mon côté, cette sacoche me permettra de lever certaines barrières et de laisser peut-être un peu plus ma voiture au garage. Elle aura eu le mérite supplémentaire de me faire me questionner sur le sac à dos que j’utilise pour mes trajets domicile-travail et dont j’aimerais m’affranchir. Je vais donc continuer ma quête vers le sac parfait pour vélotaffer les cheveux dans le vent.


Si vous êtes intéressé, la sacoche Bakkie est disponible sur le site Le Cyclo.com.

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